Une semaine déjà !!!

Nous partons comme prévu Dimanche 24 Avril au matin sous un ciel sec !

Malgré un réveil aux aurores , le convoi ne se mettra en route que vers 11 h ce jour là (le rangement de nos affaires , séchage, démontage et pliage du tipi et du poêle à bois plus le harnachement des chevaux nous prennent encore du temps, par manque d’habitude !).

Nous avons décidé de faire chaque matin la première heure à pied ce qui a le mérite de réchauffer toute l’équipe et de bien préparer les dos de nos montures pour la suite de la journée. Nous sentons en marchant avec eux depuis déjà une semaine, un plaisir réciproque à être ensemble et c’est une excellente façon de commencer la journée.

Nous faisons un « Stop » à la fontaine (elles sont devenues rares !) d’un village ou nos chevaux s’abreuvent pour la journée car ils ont vite appris à boire non pas quand ils ont soif mais quand il y a de l’eau.

Le début d’après midi sera moins serein, perturbé par une horde de motards du Dimanche, bruyants et colorés faisant irruption derrière nous sur un chemin isolé et provoquant la panique de nos trois animaux, mais rien de grave à l’arrivée si ce n’est une grosse frayeur, surtout pour Vaguero;  du coup la cavalerie restera sur le qui-vive toute la journée.

Nous trouvons refuge en début de soirée et juste avant la pluie chez un couple d’apiculteurs Creusois qui nous propose thé chaud et douche (chaude aussi). Adrien nous parlera jusque tard dans la nuit de son amour des abeilles et de Dieu ce qui nous préparera à « essayer » de dormir dans une grange habitée par des courants d’air glacé, et nous avons quand même eu chaud dans nos duvets!

Pour la première fois depuis notre départ, nous chevauchons toute la journée du Lundi sur des chemins larges et bien entretenus, mais nous avons quitté la Creuse pour passer dans le Puy de Dôme, et manifestement ça change tout !

En effet, la traversée de la Creuse d’Ouest en Est est impossible par les chemins qui, soit ont disparus, soit n’ont pas été entretenus, soit ont été cédés aux agriculteurs locaux, ce qui nous a obligé à avancer sur des petites routes goudronnées pendant une semaine. Bien surprenant pour ce département rural que du coup nous déconseillons fortement aux cavaliers. Peut-être est-ce mieux du côté du Parc Naturel de « Millevaches », nous en saurons plus à notre retour.

Et puis il y a les clôtures, présentes partout dans ces régions d’élevage, mais certaines sont assez originales et quand on voit le soin qu’on apporte à nos propres parcs, nous sourions souvent à la vue de la désinvolture de certains propriétaires …

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Nous décidons ce Lundi soir de nous poser (encore une fois juste avant la pluie qui menace) dans un petit hameau perdu au milieu des Combrailles et nous sommes accueillis par une dame âgée qui nous propose son grand jardin pour les chevaux et une salle de danse pour nous et notre matériel. Cet endroit chaud se révélera précieux car non seulement le lendemain il pleut des cordes mais Pascal casse malencontreusement la vitre tactile du GPS juste avant de seller, et nous voilà donc « aveugles », c’est la tuile !

Immobilisés, il nous faut rapidement trouver une solution pour poursuivre notre route ….

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