Direction le Cantal….

 

Nous quittons le Ranch de Chadenac et sa bonne humeur tôt le Jeudi Matin 1e Septembre avec 2 journées de traces GPS données par Alain pour rejoindre dans 2 jours un autre Centre Équestre où le dirigeant nous donnera de nouvelles traces  pour atteindre les monts du Cantal.

Et nous commençons par traverser les vignobles d’un vin découvert la veille et particulièrement bon, le « Mille et Une Pierres ». Puis direction -Curemonte- magnifique petit village médiéval resté typique et ce jour là sans touristes…

Nous découvrons chaque jour au fil des chemins de magnifiques propriétés parfaitement restaurées, mais sans savoir si elles servent de résidence principale ou secondaire à leurs propriétaires, qu’importe, le bâti est sauvegardé…

Nous arriverons à -Beaulieu sur Dordogne- en début d’après midi, accueilli chez Bernard, un accroc de l’attelage qui s’intéressera beaucoup à notre vie nomade et aux mulets pour en avoir vu souvent dans des compétitions d’attelage. Étant un homme de cheval qui fait « Gîte Équestre » pour les chevaux puisqu’il a les infrastructures, nous aurons la conscience tranquille de les laisser chez lui pour visiter Beaulieu. C’est la première fois depuis un mois que nous passerons une soirée à la terrasse d’un petit restaurant du centre ville (ce qui nous a changé des œufs au plat !!!).

Nous en profitons pour allez voir la passerelle qui traverse la Dordogne afin de juger si c’est possible de la traverser avec le bât. Conclusion : NON, il nous faudra passer par le pont routier à gros trafic…

Après un départ Vendredi 2 Septembre de Beaulieu sur Dordogne au lever du jour, l’image insolite se présente, un voilier posé au milieu de la forêt !!! Et pas un petit ! On se demande comment il a pu arrivé là compte tenu de la taille de la route …  Le reste de la journée sera tranquille, avec de beaux chemins et quelques petits ruisseaux à traverser (Pablo aura du mal à boire et manger en même temps) .

Nous arrivons  en fin d’après midi à la Ferme Équestre du Mialaret chez Guy, Olivier et Sylvie SEGOL qui nous prêterons un pré avec de l’herbe près d’un étang, nous offrirons la possibilité  de prendre une douche et nous prêterons des cartes IGN pour recopier sur notre GPS les traces nous permettant d’atteindre -Salers- d’ici quelques jours.

Il n’est que 9h30 ce Samedi 3 Septembre et il fait déjà tellement chaud que Pascal va « tremper » son chapeau pour conserver un peu de fraicheur sur la tête ! Nous circulerons encore avec de beaux paysages sur de magnifiques chemins, nous verrons de belles maisons et de beaux châteaux tout au long de la journée et c’est vers 17 h que, n’ayant pas trouvé une goutte d’eau sur notre parcours, nous frapperons à la porte d’un Belge installé en France depuis quelques années pour sa retraite et qui nous offrira des seaux d’eau fraîche pour les chevaux.

La discussion s’engage sur les ânes et les mules et du coup, il appelle son amie Ginette pour lui demander de nous prêter un bout de pré pour passer la nuit.

Dame Ginette (73 ans) viens nous accueillir au bord de la route avec son tracteur (sa Mercedes comme elle dit) et nous prête un pré d’herbes sèches au milieu d’un hameau totalement abandonné à environ 1 km du village de -Goulles-

Nous passerons la nuit dehors au milieu des ruines, dérangeant les habitudes de beaucoup d’animaux nocturnes qui firent un tel « barouf » cette nuit là qu’il nous fut difficile de dormir sereinement …

Environ une demi-heure après notre départ de chez Dame Ginette le Dimanche 4 Septembre, un arbre nous coupe le chemin qui descend vers le pont en bois des Tours de Merle et qui enjambe la Maronne.

Pas d’autre solution que de se mettre au travail de bon matin pour permettre le passage des chevaux en toute sécurité, et c’est la hache à la main qu’il faut couper les troncs.

20 minutes et beaucoup de sueur suffiront pour nous permettre de continuer la descente de ce sentier jusqu’au pont puis remonter sur l’autre versant et découvrir ce site magnifique que sont « Les Tours de Merles ».

Vous pouvez constater à la couleur des feuillages le niveau de sécheresse dans lequel se trouve la végétation privée d’eau depuis plus de 3 mois !

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Surprise et tristesse ! Au détour d’un chemin nous découvrons une église et son cimetière totalement abandonnés et nous imaginons facilement vu la taille du clocher, la grandeur de cette église et le nombre de fidèles qu’elle a du accueillir par le passé !

Nous ferons étape pour la nuit dans un pré que nous prêtera l’élevage de chevaux de Sagiran pour repartir tôt le lendemain Lundi 5 Septembre en direction de -Pleaux-.

C’est après plus de 8 km sur un magnifique chemin traversant une forêt communale importante que nous découvrons que l’accès y est interdit ! Trop tard, nous sommes passés et tant mieux car faire le détour par la route avec la chaleur et la circulation eut été un calvaire pour toute l’équipe.

Tout est sec et l’eau devient rare….

Étape de midi à l’ombre, Vaguero en profitera pour faire quelques confidences à son boss.

 

Nous traversons -Pleaux- à la recherche d’une source d’alimentation ouverte un Lundi et nous tombons sur un petit supermarché dans lequel Sylvie ira faire quelques appros pour deux ou trois jours.

Pendant ce temps, le reste de l’équipe recherche un peu d’ombre….

C’est après un chemin très pentu et une montée à pied plutôt difficile avec la chaleur que nous arrivons chez Édith et Bernard, un couple d’agriculteurs retraités qui faisaient la sieste devant leur maison et qui acceptent de nous prêter le pré devant chez eux.

Une fois notre bivouac et le parc à chevaux installés avec l’aide de Bernard, ils nous invitent à boire un verre au frais dans leur maison et nous proposent de nous faire visiter leurs installations agricoles qui sont aujourd’hui sans activité car il n’y a plus de bêtes dans les anciennes étables, elles ne vivent que dans de grandes stabulations modernes ! Nous découvrons le plaisir qu’ils ont à nous parler de leur vie d’agriculteurs de l’époque, à nous faire visiter leur verger, leur jardin potager, leur basse-cour, etc…

Puis ils nous invitent à manger avec eux le soir les légumes du jardin et la charcuterie de pays et insistent pour que nous venions prendre le petit déjeuner avec eux le lendemain matin. Et ce fut un vrai plaisir que de partager ces moments avec ce couple charmant et débordant de gentillesse, qui nous avait même préparé les glaçons au moment du départ pour que nous puissions boire frais dans la journée. Toutes ces belles attentions nous laissent un merveilleux souvenir de cette rencontre.

Nous reprenons la route Mardi 6 septembre en direction de -Salers- et nous entrevoyons notre destination au loin dans les montagnes et les heures passant, les montagnes se rapprochent…

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Nous arriverons à Salers vers 18 h après plus de 30 kms de marche sous un soleil de plomb. Toute l’équipe est fatiguée. Nous trouvons un gîte qui accueille les chevaux et nous décidons de prendre  3 jours de repos avec révision du matériel, lessives, repas « normaux » dans une cuisine « normale », avec un lit, des draps, une salle d’eau, des toilettes, le grand luxe quoi !

Nous visitons Salers, magnifique village médiéval et nous irons pour la seconde fois manger dans un petit restaurant pour nous changer des boîtes de conserves et des œufs !!!

2 réactions au sujet de « Direction le Cantal…. »

  1. Coucou Sylvie et Pascal . Cela fait plusieurs fois que je vais sur votre site et que je profite des magnifiques photos et des commentaires de votre superbe aventure . J’ai revisité avec vous les villages typiques de cette région : Turenne , Collonges la rouge, ….Je suis contente pour vous , et je pense souvent à vous, avec la chaleur vous avez dû souffrir et les mules aussi .Mais vous connaissez vos limites .Merveilleuse aventure humaine que vous êtes en train de vivre .Je vous embrasse .Françoise .

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