C’est beau le Cantal, mais ça grimpe dur !

 

Ce grand gîte est disponible rien que pour nous pendant les 3 jours de repos et nous en profitons pour  visiter ce joli petit village du cantal qu’est Salers, faire un réapprovisionnement de base dans l’épicerie locale, nettoyer les tapis des chevaux imbibés de sueur,  et bien d’autres choses encore….

Le moment est venu de reprendre la route… Nous sommes Samedi 10 Septembre. Nous croisons quelques beaux spécimens mâles de la race « Salers « en quittant le village puis nous montons à travers les estives où tout est brulé par le soleil. Nous n’ouvrirons pas moins d’une vingtaine de « passages » pour avancer, souvent au milieu des troupeaux où chevaux de traits et vaches sont parfois mélangés, mais c’est la fin de la saison et tout les animaux sont calmes car bien habitués à voir du monde à pied, à cheval, en VTT, etc…

Nous trouvons un endroit avec un peu d’ombre et quelques arbustes pour un arrêt « Pic Nic » …

Et nous arrivons après une grosse journée  à cheval avec beaucoup de dénivelés dans le village où la mairie de « Le Vaulmier » nous prête pour la nuit le terrain du mini-golf. Nous installerons les chevaux dans un parc adjacent au bord de la rivière mais comme il n’y a pas d’herbe, il nous faut trouver du foin. Un agriculteur local nous « dépannera » et nous payerons ce soir là (une fois n’est pas coutume !) la botte de foin le plus chère du monde !!!

Dimanche 11 Septembre !!!, une rencontre insolite (une de plus) quelques minutes après notre départ pour une matinée difficile.

En effet, nous empruntons un sentier très pierreux avec une forte pente sur plusieurs kilomètres, et il nous faudra faire plusieurs pauses lors de cette « ascension » pour que l’équipe souffle un peu car ça grimpe vraiment beaucoup et il fait très chaud…

Arrivé en haut, nous découvrons  un grand plateau, de l’air frais mais nous réalisons aussi que c’est le jour de l’ouverture de la chasse, et ce jour là, des chasseurs, il y en avait partout et bien équipés (chiens en nombres, 4×4 en nombres, téléphones portables à la main) pour traquer le sanglier.

Nous avons comme chaque fin d’après midi quelques difficultés pour trouver un endroit où nous poser avec les chevaux, ayant impérativement besoin d’avoir de l’eau et de l’herbe ou du foin pour eux. Et ce soir là, à Trizac, nous « squatterons » l’ancienne « Station de monte » des Haras Nationaux, aujourd’hui propriété privée, ayant trouvé un pré avec de l’herbe et de l’eau ainsi qu’une grange pour nous abriter.

Didier, le responsable de ce centre arrivera vers 7 h le lendemain matin, peu surpris de nous prendre au saut du lit (nous l’avions quand même prévenu par téléphone la veille !) et nous verrons arriver une bonne dizaine de « Comtoises »  tenues par leurs éleveurs venus leur faire parer les pieds, Didier étant aussi Maréchal Ferrant.

Nous sommes alors Lundi 12 Septembre et nous reprenons la route vers le Nord traversant des forêts magnifiques où tous les ruisseaux, sources et torrents sont à secs, du jamais vu aux dires des anciens…

Il fait très chaud et une petite pose s’impose …. avant de reprendre la route

Ce jour là, Vidock qui est au bât restera une bonne partie de l’après midi libre de ses mouvements, c’est une première et tout se passe bien jusqu’à notre arrivée à Romeix où un agriculteur nous prête un pré pour la nuit.

Nous repartons Mardi 13 Septembre  pour arriver en fin d’après midi à « Champs sur Tarentaine » après avoir dû rebrousser chemin sur un sentier longeant la rivière, les arbres étant trop « serrés » pour passer avec les caisses de bâts, il nous a donc fallu prendre la route sur 3 kms…

L’orage est annoncé et il nous faut rapidement monter le Tipi, mais aussi faire des courses à l’épicerie locale car les caisses sont vides… Le maire nous autorise à nous installer dans un pré bordant le stade de foot mais il n’y a pas grand chose  à manger pour les chevaux. Nous sommes obligés de trouver du foin où des granulés et c’est le pharmacien du village (un Creusois soit dit en passant) qui aura la gentillesse de nous conduire en voiture dans un magasin d’aliments pour animaux situé à 15 km de là.

Et de la pluie, il va en tomber beaucoup pendant 2 jours ce qui nous « obligera » à rester au sec sous la tente, nous en profiterons pour faire un peu de lessive, pour lire et pour jouir d’une douche bien chaude dans les vestiaires du stade. N’oublions pas que nous sommes encore en vacances….

Nous reprenons la route Vendredi 16 Septembre sous la pluie presque toute la journée, mais étant bien équipés, rien (où presque) ne se mouille !

C’est une région avec beaucoup de barrages EDF et donc avec de nombreuses retenues d’eau. Il nous faut trouver un pont pour traverser la Dordogne qui sépare le Cantal de La Corrèze. Pour ce faire, nous nous dirigeons vers Bort-les-Orgues et arrivons en ville par de nombreuses marches d’escaliers, ce qui semblait « amuser » les chevaux, mais nous un peu moins au milieu des travaux et de la circulation ….

Nous voyant sous une pluie battante à 18h30 cherchant un endroit où passer la nuit dans le hameau de « Rotabourg », une dame aura la gentillesse de nous prêter un grand parc avec de l’herbe et nous préparera une bonne soupe pour nous réchauffer.

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